Nous avons tendance – je m’y inclus – a aimer les films qui font peur, les tueurs en séries (films, séries (en fictions ou en documentaires)), les accidents mortels, les incendies naturels ou criminels, faisant des morts ou non, les horreurs dont sont capables nos semblables, contemporains ou non.
Ce faisant, ne regardons-nous pas nous-mêmes dans cet abyme qu’on nous a pourtant gardé de contempler ?
Je me suis posé là même question il y a un temps, mais dans l’autre sens - je me suis aperçu que je ne lisais plus de romans noirs, ne regardais plus de thrillers, etc. Je n’ai jamais été fasciné par le “true crime”, mais je pouvais me délecter des “racines du mal” de Dantec par exemple.
Cet abîme dont les temps présents peuvent nous écarter sont pourtant, parfois, importants : visiter le musée de l’Holocauste à Budapest, voir le film S21 de Rithy Panh, je ne suis plus capable aujourd’hui.
Ça ne répond pas à ta question, sauf que pour moi cette fascination prouve ta capacité à rester un témoin.


