“Les gens” parlent d’une certaine manière et ont certaines expressions qui vous énervent bien comme il faut (parce qu’inexactes ou mal formulées).
Venez donc en parler, tout en sachant rester polis et courtois.
Depuis que je me suis un peu intéressé à la linguistique, c’est plutôt les gens qui supposent une manière correcte de parler qui m’exaspèrent. On parle une langue qui est l’enfant bâtard d’un ménage à 12 entre des langues romanes, celtes, germaniques et arabes (on aura quand même ramené des trucs des croisades) chacune avec des habitudes d’écritures différentes, on a sanctifié comme des règles de grammaire des contraintes d’imprimerie qu’on n’a plus depuis des lustres et déclaré arbitrairement un patois parisien comme étant le français correct. Tout ça explicitement pour rendre difficile d’accès l’écriture au «bas peuple et aux simples femmes» (citation de mémoire de la première grammaire du français)
Ça m’escagasse passablement.
J’en ai pas, bien au contraire. Au jour d’aujourd’hui, je me fiche de la forme, l’important c’est le fond, que ça fasse sens, et quel sens ça fait. C’est l’intention qui compte. Pour moi, les gens qui se plaignent de la forme sont des fraudes, perdus quelque part entre le mépris et la paresse intellectuelle, et, pour être proactif, je prends un malin plaisir à les embêter. Ce n’est jamais être force de proposition que de se plaindre d’une tournure, et en tant que jeune d’aujourd’hui, je pense que c’est ce qui nous fait aller dans le mur. Faut pas s’énerver, je fais ça pour votre sécurité, c’est juste pas comme ça que ça marche.
Moi je monte en haut, je descends en bas, je dis “belle journée” et “bonne dégustation”, je finis mon assiette et j’encaisse les clients, quelque soie la fote d’ortografe, tout se vaut, c’est la take que j’ai choisie de supporter, c’est mon must have, mon no-brainer, et les gens qui croivent quand même qu’iels savent mieux que moi, je leur serai gré d’aller voir à Yerres si j’y suis.
Je partage ton point de vue, mais il y a quand même des expressions, qu’on devrait plutôt appeler “éléments de langages”, qui me hérissent à cause de comment elles orientent le discours. C’est des fois diffus, et bon faut l’avouer c’est plus une manière d’utiliser le language que des dictons, mais j’ai par exemple en tête la novlangue managériale type : appeler “collaborateur” un subordonné…
Toi aussi partage ton expression qui sert à déformer le réel préférée !
Les gens qui considèrent qu’il existe une bonne et mauvaise manière de parler, qui sont généralement les mêmes qui accordent une importance démesurée à des règles de grammaire absurdes, entretenant un élitisme dont les tenants leur échappent ironiquement.
Il manque une virgule dans cette phrase, tu pourrais furent l’effort d’écrire correctement !
/s
C’est pas vraiment une expression, mais en général les gens qui critique la façon de parler des autres, ça m’exaspère.
“Je dis ça, je dis rien”, mais généralement c’est ce qui est dit avant qui m’énerve… Pour moi c’est vraiment l’expression “je dis n’importe quoi et j’assume pas” (Édit: mais c’est bien formulé alors c’est hs)
“Au jour d’aujourd’hui”. Ironiquement ou pas, m!en fous, ça me met en rogne, parce que c’est prétentieux en plus d’être redondant.
Et sinon “comme même”, qu’on voit peut-être un peu moins maintenant heureusement.
Je fais exprès de dire comme meme ironiquement… Ainsi que plein d’autres âneries. Le problème cest que maintenant je le fais sans y penser donc je dois faire attention quand je suis avec mes petites cousines qui apprennent a parler
Aujourd’hui tout seul c’est déjà redondant !
Techniquement oui, c’est vrai. Mais plus personne ne dit “hui” et au moins ça ne s’entend pas que c’est redondant.
Hui, je milite pour le retour de hui.
Oui hui c’est le huit Aout
C’est peut-être un problème en Belge, parce ça va se prononcer pareil que “oui” du coup.
Oui, Hui, je milite pour le retour de hui.
“c’est un muscle”. J’aime l’entendre car ça sonne toujours comme une blague du fait que ça ne parle jamais de muscle!
« Il est en PLS. » C’est une super mauvaise métaphore.
Sinon, j’ai déjà travaillé dans un endroit qui vendait des bâtonnets à cancer. Les cigarettes longues sont souvent appelées « 100s » sur les paquets (pourquoi, mystère), et les clients prononçaient systématiquement ça « sans S » avec un ZZZ au milieu. Super énervant.
Salutation fraternelle au client qui m’a un jour demandé des « Philip Morri ».
Vous avez compris ?
Des Philip Morris « sans S ».
Pour rester dans le commerce, les nombreux caissiers qui ne font pas la liaison devant le mot euro m’irritent pas mal, même si je ne leur ferais jamais la remarque.
“X est une fraude.” pour dire “imposteur”.
Purée, oui.
Ce mec est un imposteur ET un fraudeur

Oh, joli.
Exaspérer est un bien grand mot, mais le mot “dinguerie” à toutes les sauces depuis plusieurs mois ça me saoule.
“CQFD” qui n’est jamais utilisé correctement. En général c’est utilisé accolé à une implication sans aucun raisonnement logique. Quand je lis CQFD en général ça veut dire “ce qu’il faudrait démontrer, mais je ne le ferais pas”
-
ça fait sens
-
vous êtes force de proposition
Je déteste “faire sens” !
Ca fait sens! Je l’ai oublie cette hérésie.
Ah, moi je l’aime bien. Je l’utilise plus trop aujourd’hui mais elle me dérange pas. C’est un anglicisme non ?
Oui c’est par copie de ‘that makes sense’, en fait, une chose peut avoir du sens (ça a du sens) mais elle ne peut pas créer ou faire du sens
Je comprends pourquoi une chose peut pas créer ou faire du sens… Ça t’arrive pas que, dans une situation où tu comprends rien, un nouvel élément vienne connecter des choses que tu savais avant, des informations que tu avais mais qui ne faisaient pas de sens ?
Ça donne du sens.
c’est plus un moyen mnémotechnique qu’une règle, limportant c’est que “ça a du sens” est plus juste en français
les choses avant n’avaient pas de sens, et les nouveaux emements leur permettent d’en avoir
Ça a du sens.
Faire sens, il n’y a que les flèches a y arriver.
J’en suis venu à dire “c’est tout droit sorti de la fabrique du sens”, pour itérer sur l’emprunt
Ou Sens a été faite par les cenones, une tribu gauloise.
-
J’en ai quelques-unes sur le feu qui m’énervent bien. Pour ce qui me revient en tête tout de suite :
– “Western spaghetti” : celui-là, je sais pas par quel bout le prendre tellement c’est con. Connerie, racisme ? Vraiment, j’ai du mal. Un western spaghetti, c’est simplement un western produit en Italie. Et c’est pas “moins bien” qu’un western “normal”.Les films de Sergio Leone, ont fait exploser le genre et mis une grosse claque à Hollywood. Je n’arrive pas à percevoir l’aspect péjoratif, même si je ne doute pas de l’intention initiale.
EDIT : sur la page wikipédia, Sergio Leone te donne raison : « Ce mot de « spaghetti-western », c’est un des plus cons que j’ai jamais entendus de ma vie ».
Pour moi c’est associé a un scénario / ambiance plus fouillé.
Et c’est pas “moins bien” qu’un western “normal”.
Ben … Le western classique c’est souvent assez naze, la ou il y a de très bons western ritals. (Hé tu as vu, j’ai fait attention). Du coup je vois ça dans l’autre sens.
Maintenant que vous en parlez, je me rends compte que l’intention derrière le terme était raciste à l’origine, mais ça a bien loupé son but parce qu’en effet pour moi ça a toujours une marque de «bons» westerns.
Tu le répètes pas, mais je préfère les westerns italiens aux… “autres”.
Un Western Spaghetti c’est un sous-genre du Western au départ essentiellement produit par des italiens mais pas spécifiquement en Italie.
Ce n’est pas non plus un jugement de valeur, juste une catégorisation de genre.
pas spécifiquement en Italie.
Souvent en espagne
C’est l’intention qui compte
Ça c’est une phrase pour dire que faire un truc nul c’est pas très grave. Les actes et leurs conséquences y sont moins importants que mon intention: l’image que je me fais de moi-même est donc plus importante que les conséquences de mes actes. C’est l’une des pires phrases qui existent
C’est quelque chose qu’on dit des autres, pas de soi même.
Ça veut dire qu’une mauvaise decision pleine de bonnes intentions sera suivie de regrets et remise en question, il n’est pas nécessaire d’enfoncer le clou, on peut se satisfaire qu’au delà de l’erreur il y a quelqu’un qui tient à nous ou une bonne cause.







